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La fin de l'été approche. Les frelons asiatiques vont bientôt passer à l'attaque.

Comment lutter entre août et novembre ?

 

L'été avance, et avec lui, nous le savons malheureusement, un péril guette nos colonies. D'ici quelques semaines, le nombre de frelons asiatiques en chasse à l'entrée de nos ruches va exploser. En 2014, de nombreuses ruches ont été ravagées en région nantaise, auxquelles s'ajoutent les colonies qui ont déserté leurs ruches sous l'effet du stress provoqué par Vespa Velutina, et surtout toutes celles qui ont été affaiblies au point de périr pendant ou à la sortie de l'hiver.

Cette année, il faut encore s'attendre à subir une pression en augmentation. En effet, des frelons asiatiques ont été observés au printemps dans des zones de campagne d'où ils étaient absents jusqu'à présent, et les messages calamiteux que diffusent les affairistes de la FDGDON et les ayatollahs du Muséum en matière de piégeage ne font que favoriser la prolifération.

Cette année encore, le gouvernement n'ayant pris aucune mesure permettant de lutter efficacement contre le frelon asiatique, les apiculteurs se retrouvent livrés à eux même, avec souvent, il faut le souligner, l'aide des mairies. Donc, concrètement, que faire face à ce prédateur ?

 

Préparez vos ruches.

Tout d'abord, assurez vous que vos ruches sont fortes. Une colonie populeuse a plus de chances de traverser l'épreuve. Au besoin, réunissez vos colonies trop faibles, ou bien évacuez les vers des zones moins touchées.

Vous devez aussi protéger physiquement vos colonies. Dans tous les cas, équipez vos ruches de barrières d'entrée anti-frelon, en vente dans les magasins d'apiculture : j'ai testé l'an dernier, évidemment ça ne nous débarrasse pas des frelons, mais au moins, ça les empêche d'entrer dans les ruches.

Pour des ruches isolées, il semblerait que la pose d'un grillage type grillage à poule à quelques dizaines de centimètres de la ruche dissuade les prédateurs de trop s'approcher de l'entrée, et laisse ainsi plus de chances aux abeilles de leur échapper.

Lorsque la pression est devenue tellement forte que les abeilles ne sortent plus, n'hésitez pas à nourrir les colonies, par exemple à la fin septembre et à la mi-octobre avec un demi litre de sirop léger 50/50, ce qui a pour effet de relancer la ponte de la reine, et ainsi d'augmenter les chances que votre colonie parvienne à passer l'hiver.

 

Éliminez les frelons par piégeage.

Il faut aussi bien sûr s'attaquer aux frelons asiatiques. On peut toujours s'armer d'une raquette de badminton : c'est bien pour passer les nerfs, mais au niveau rendement, oubliez ! La première chose à faire, c'est le piégeage.

De la fin du mois d'août à la mi octobre, limitez le piégeage à la proximité immédiate des ruches : c'est là que se trouvent les frelons. Les plans de divers types de pièges sont disponibles sur Internet, nous vous laissons faire vos recherches.

Pour ceux qui n'ont pas le temps de bricoler, le bon vieux piège bouteille, avec un doigt de liquide au fond (3/4 de bière brune, le reste en vin blanc et sirop de fruit rouge) donne satisfaction (moi, je les pose par terre sous les ruches). Dans les zones fortement infestées, les pièges de 5 litres peuvent se remplir en moins de 48h, et 100% des prises sont de Vespa Velutina ; donc pas de consignes particulières.

Par contre, dans les zones faiblement infestées, d'autres insectes peuvent se faire prendre : il est donc préférable d'utiliser des pièges « sélectifs » avec un rond de mousse à la base pour éviter la noyade et une sortie basse dont la dimension laisse filer les petits insectes. Si vous constatez que vous piégez plus de papillons ou de frelons européens que de frelons asiatiques, alors arrêtez tout !

A partir de la mi octobre, les futures fondatrices sortent du nid. À ce moment, elles se répandent partout, même loin de leur nid d'origine, à la recherche de nourriture sucrée : fleurs de lierre, fruits tombés, etc … Tant que les températures ne chutent pas, le piégeage peut alors être généralisé, tout en surveillant les pièges et en stoppant tout si les prises s'avèrent être des insectes non cibles.

 

Repérer et signaler les nids.

Une autre forme de lutte indispensable est la destruction des nids. Mais le danger potentiel, pour vous-même et pour le voisinage, en fait une affaire de spécialistes. Ce que nous pouvons faire en revanche, c'est le repérage et la signalisation des nids. Commencez dès les premières attaques : plus tôt le nid est détruit, mieux c'est. L'idéal est d'agir avant la sortie des fondatrices, c'est à dire avant la mi-octobre.

J'ai testé l'an dernier une méthode de repérage qui a bien fonctionné. Dans une zone dégagée à proximité du rucher, déposez des têtes de poisson dans un seau. Après 48h, observez les frelons qui repartent. Une bonne partie d'entre eux volent en ligne droite vers leur nid. Au besoin, recommencez l'opération en déplaçant le seau (et en renouvelant son contenu). En quelques jours, vous savez alors dans quels arbres chercher, et malgré les feuillages denses, le repérage est nettement facilité. 

Une fois le nid repéré, signalez le en mairie.

Si votre mairie a signé une convention avec la FDGDON, votre rôle s'arrête là … quoique … tenez vous tout de même informé des suites qui sont données, c'est toujours intéressant de savoir comment les choses se passent (qui intervient ? dans quel délai ? selon quelle méthode ? avec quelle efficacité ? combien ça coûte ? etc …).

Si votre mairie est libre de tout contrat, alors à vous d'être persuasif pour qu'elle prenne en charge la destruction, en faisant appel à un professionnel de la désinsectisation (voir les pages jaunes de l'annuaire, à la rubrique dératisation).

En dernier recours, vous pouvez toujours poser des pièges de grande capacité à proximité immédiate du nid pour affaiblir la colonie de frelons. Je n'ai pas encore testé, je ne peux donc pas en dire plus, mais il paraît que ça peut-être assez efficace ! 

Rendez-vous à l'AG du 31 octobre pour un bilan collectif ! D'ici là, bonne récolte et bonne lutte.

Vincent Lédée, administrateur de l'UNAPLA.