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 Cette biologiste au CNRS de Toulouse a successivement décroché deux prix L’Oréal-Unesco pour son travail très original sur l’intelligence des abeilles.

 La Croix, le 22 mai 2015

 Passionnée et persévérante, Aurore Avarguès-Weber étudie les abeilles pour mieux comprendre l’homme.

Ce pourrait être un professeur Tournesol féminin, l’étourderie en moins. Jeune lycéenne à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), passionnée par les sciences, Aurore Avarguès-Weber a 18 ans quand elle décide de faire une classe préparatoire scientifique.« Les maths et la physique, la biologie, la géologie, ainsi que le français, l’anglais et la géographie… tout m’intéressait », se souvient cette fille d’un ingénieur et d’une infirmière.

Mais, au bout d’un mois de cours intensifs à Lyon, c’est la biologie et la physiologie qui la passionnent. « J’ai été fascinée par le fonctionnement de nos muscles par exemple, cette véritable merveille chimique sans laquelle nous ne pourrions faire le moindre geste. » 

Une thèse, deux enfants et le CNRS

Après l’École normale supérieure de Cachan (Val-de-Marne), c’est la course à la bourse de thèse « que j’ai bien failli ne pas avoir », au post-doctorat, les concours d’entrée au CNRS comme chargé de recherche…, le tout en menant à bien deux grossesses. Léo, 5 ans, est né pendant sa thèse, et Oscar il y a deux ans.

Persévérante, Aurore Avarguès-Weber a tenté quatre fois le concours d’entrée au CNRS. Il y a quelques mois, à 31 ans, ce fut la bonne. Un bonheur immense pour elle et son mari, physicien à l’université de Toulouse, qui ont dû faire preuve d’une grande discipline de vie, pour réserver du temps à leurs enfants. « Pour cela, je remercie la recherche publique qui, dès lors que vous faites votre travail, vous laisse libre de vous organiser. »

Des orangs-outans aux abeilles

Un stage auprès des orangs-outans en Indonésie qui capote au dernier moment, et elle atterrit au Centre de recherches sur la cognition animale (CNRS-Université) à Toulouse. Là, Aurore Avarguès-Weber se passionne pour l’intelligence des abeilles (Apis mellifera).

Comment réfléchissent-elles ? « Une question simple, mais des jours de réflexion intense pour imaginer un protocole expérimental pertinent et délivrant des réponses claires et nettes », insiste la jeune chercheuse.

"la chance de découvrir"

« Un beau jour, j’ai eu la chance de découvrir quelque chose qu’on n’imaginait pas », explique-t-elle, encore émue rien que d’y penser. « Au moyen d’un test de comportement conditionné (distribution d’une récompense à l’animal si la réponse est bonne), j’ai pu montrer que, comme l’homme, l’abeille visualise le monde qui l’entoure au moyen d’une image globale, et non pas d’une image détaillée comme le font les autres animaux. Elle procède ainsi pour reconnaître une source de nourriture dans la nature par exemple. »

Reste maintenant à comprendre les mécanismes neuronaux de ce comportement. D’autres études montrent que les abeilles savent distinguer les couleurs, reconnaître un visage humain, et compter !

Comment fait l’insecte avec son cerveau grand comme une tête d’épingle – mais qui contient presque un million de neurones, alors que l’homme en recèle 100 milliards ? Une question qui, une fois résolue, devrait trouver des applications en intelligence artificielle, en robotique.

Un sujet qui captive

Intarissable sur ce sujet, Aurore Avarguès a du plaisir à vulgariser ses travaux dans le cadre de son prix L’Oréal-Unesco. « En famille et entre amis, avec mes voisins ou les élèves que je vais rencontrer dans les lycées, les abeilles captivent immédiatement l’auditoire, ajoute-t-elle. Au grand dam de mon mari qui, spécialiste des interactions entre la lumière laser et la matière, attire moins les foules. »

« Bien sûr, ce travail ne va pas changer le sort de l’humanité dans les années à venir, mais il est tout de même nécessaire pour les progrès de la connaissance. » Elle se sentirait presque coupable de ne pas s’engager plus contre le déclin des abeilles.

« Progressivement, on voit que pouvoirs publics et agriculteurs, sous la pression des consommateurs et des écologistes, ont pris conscience du risque qu’elles disparaissent, dit-elle. Je suis assez optimiste quant à leur survie mais je pense que notre schéma économique doit évoluer vers un développement durable », conclut-elle. La survie de l’abeille occidentale est à ce prix.

 

 

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